“Venez nombreux demain”, lance Anne Hidalgo aux Parisiens

Picture15436783785 Israël en France.   "Venez nombreux demain", lance Anne Hidalgo aux Parisiens (Le Monde, Le Parisien). Tel Aviv prendra donc ses quartiers d'été, jeudi, à Paris, l'espace d'une journée, de 10h00 à 22h00 entre le Pont d'Arcole et le Pont Notre-Dame.

Anne Hidalgo défend Tel Aviv sur Seine (Les Echos). Avec sa tribune parue dans le Monde, La Maire de Paris tient à défendre son partenariat avec Tel Aviv. "Je ne serai rendre une ville ou une population comptable de son gouvernement" (La Croix, Le Parisien, Les Echos).

 "Ce serait mépriser la démocratie locale et donc la démocratie tout court" (Le Monde). "Au Moyen-Orient comme ailleurs," explique Anne Hidalgo. "La doctrine de Paris est intangible : elle consiste à encourager plutôt qu'à réprimander, à échanger plutôt qu'à boycotter, à dialoguer plutôt qu'à excommunier". C'est dans cet esprit que j'invite les Parisiennes et les Parisiens à venir nombreux." (Le Monde).

Ne pas donner raison aux radicaux.

"Les militants du BDS n'auront pas le dernier mot", a confié à i24news, Patrick Klugman, l'Adjoint au Maire de Paris (PS), Chargé des Relations internationales et de la Francophonie.

"Annuler cette manifestation nous aurait conduit de fait à donner raison aux éléments les plus radicaux, hostiles à l'invitation de Tel Aviv à Paris-Plages", met en garde Bruno Julliard, le 1er adjoint de la Ville de Paris (Europe 1 - 8h20).

"Le contexte n'est jamais le bon si on doit céder aux radicaux qui, en tout état de cause refuseront le moindre dialogue, le moindre échange avec des villes israéliennes," souligne le numéro 2 de la Marie de Paris,

Car la polémique enfle constate le Parisien.

Les critiques ont grimpé d'un cran hier  rend compte le journaliste Charles de saint Sauveur, qui constate déjà "le lot de commentaires antisémites" sur les réseaux sociaux.

 La Mairie de Paris s'inquiète aussi des dérives antisémites.

"Il y a des militants pro palestiniens de bonne foi, qui n'en sont pas du tout antisémite", admet Bruno Julliard.  En revanche pour une partie de ces opposants,  il y a beaucoup de réactions irrationnelles, "qui libèrent une parole antisémite"(Europe 1)

"De là peuvent venir des débordements." Il faut de la part de tout le monde, y compris  de ces opposants " une condamnation extrêmement claire et totale de la parole antisémite", réclame Bruno Julliard (Europe 1)

" Julliard : Danielle Simonnet veut excommunier les Israéliens."

"Nous avons avec la conseillère du Parti de Gauche, "un désaccord profond, stratégique, pour construire la paix". "Elle veut excommunier les Israéliens, le peuple israélien, les villes israéliennes" et nous, au contraire, nous estimons que c'est en communiant, en dialoguant avec ceux qui partagent nos valeurs. Ce n'est pas en punissant  le peuple israélien, la ville de Tel Aviv que nous aiderons à construire la paix. " (Europe 1)

Eytan Schwartz ne comprend pas la polémique et espère que la fête ne sera pas gâchée (le Parisien).

Le  conseiller travailliste de la mairie de Tel Aviv rappelle que "c'est un évènement que nous avons lancé en 2009,  pour présenter Tel Aviv au reste du monde, comme une ville vibrante, ouverte, une destination pour les touristes et les entrepreneurs. C'est une opération qui s'est déjà rendue à New York, Copenhague ou Saint-Pétersbourg. "Malheureusement, quand il est question d'Israël, il n'est pas inédit que les gens expriment leur désaccord, mais on n'avait encore rien vu de cette intensité" ( Times of Israël)

"Pourquoi politiser ainsi un événement culturel et attiser les tensions ?"

Il faut noter l'interview militant du secrétaire général du parti de Gauche, Bruno Coquerel,  mercredi matin sur France Info (7h45), et les questions du journaliste qui a tenté, à plusieurs reprises, pour une meilleure information des auditeurs,  d'ouvrir le dialogue en soulignant que cette manifestation d'une journée : "Ce n'est pas Netanyahou plage". En rappelant que "la mairie de tel Aviv est dirigée par l'opposition à B.Netanyahou." Ou en objectant à des propos belliqueux, "qu'il n'y a pas que la guerre en Israël. "Pourquoi politiser ainsi un événement culturel et attiser les tensions ?"

A Noter aussi. L'interview d'Amos Gitaï dans Libération qui, comme mardi sur France Inter n'a pas été interrogé sur la polémique en cours à Paris.

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