Le lendemain de Tel-Aviv sur seine

Israël en France.   Le lendemain de Tel-Aviv sur seine, les médias français sont déjà passés à d'autres sujets d'actualités. Les journaux d'informations des matinales radios généralistes (RTL, Europe 1, France info, France Inter) ne relaient plus aujourd'hui la polémique ni n'informent les auditeurs du déroulement festif de la journée d'hier.

A l'exception de la presse. A lire la presse nationale, les détracteurs auront réussi à occuper l'espace médiatique, occulter les festivités et politiser négativement l'événement. Tous les quotidiens traitent en effet, autant de la contre-manifestation que de Tel Aviv sur seine.

Et Pourtant, Une polémique absente des journaux télévisés cette semaine. Il faut noter que, mis à part jeudi soir et seulement très brièvement sur TF1, aucun grand journal télévisé du soir n'aura, cette semaine, rendu compte et relayé cette polémique. Le journal de 20h de France 2 ne l'aura pas même évoqué. Le journal confidentiel d'Arte, dédié à  l'international,  pourtant très sensible au conflit israélien,  aura choisi de n'y consacrer qu'un reportage cette semaine, constatant que "parler de culture sans parler de politique,  difficile quand il s'agit d'Israël."

Pourquoi ? Une mobilisation artificielle des réseaux sociaux.

Selon le TV5 Monde et le média en ligne s'exprimant souvent contre la politique israélienne rue89, il s'agirait d'une manipulation médiatique des réseaux sociaux par des militants.

L'astroturfing. Selon la chaine internationale TV5 Monde, l'astroturfing est une technique permettant de simuler un effet de foule ou un mouvement d'opinion sur internet.

Et si le buzz #TelAvivSurSeine n'était que de la propagande en ligne ?

Le partenariat entre Paris et la ville israélienne de Tel Aviv aurait fait l'objet d'un grand nombre d'échanges sur les réseaux sociaux. A y regarder de plus près, affirme Nicolas Vanderbriest sur rue89, il s’agirait d’un énième « buzz » fabriqué par des militants.

Une "tempête médiatique" déclenchée seulement par quelques militants sur Twitter, révèle le chercheur belge à l'université catholique de Louvain (France Culture)

Selon Nicolas Vanderbriest : Ce qui est une agitation militante est devenue une saga médiatique tant les journalistes s’appuient sur les réseaux sociaux. L'astroturfing utilisé ici par des militants, consiste à donner l’impression d’un mouvement spontané et populaire, alors qu’il n’en est rien,  explique Nicolas Vanderbriest.

Un buzz artificiel énorme créé dans le seul but d'être repris et accrédité par les médias. Selon le chercheur à l'Université catholique de Louvain, ces militants savent très bien que les journalistes sont, pour le moment,  très limités dans la détection d’astroturfing (rue89).

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